Tout ce béton, tout cet acier pour construire un réacteur nucléaire !

C’est que, l’industrie sidérurgique et la fabrication de ciment, ça en produit beaucoup du CO2 !

EPR Flamanville :

  • 300 000 m3 de béton
  • 42 000 tonnes d’acier

Source : Wikipédia.

Production attendue : 1600MW*0,80*60 ans*8766 h/an = 700 TWh.
Donc 430 m3 de béton par TWh (disons 1300 tonnes), et 60 tonnes d’acier par TWh.

Éolienne Gamesa G 90 de 2 MW :

  • 1100 tonnes de béton
  • 140 tonnes d’acier

Source : ADEME, pages 87-88. Fonte inclue dans les aciers.

Production attendue : 2MW*0,23*25 ans*8766 h/an = 0,1 TWh/an.
Donc 11 000 tonnes de béton par TWh et 1 400 tonnes d’acier par TWh.

L’EPR consomme donc 8 fois moins de béton et 20 fois moins d’acier que l’éolien.

Si je prends l’étude, un peu plus soigneuse, du Department of Energy sur le sujet, ils donnent 800 t/TWh de béton et 160 t/TWh d’acier pour le nucléaire, et 8000 t/TWh de béton et 1800 t/TWh d’acier pour l’éolien.

On a là un facteur 10 pour le béton et 11 pour l’acier, donc toujours à l’avantage, très marqué, du nucléaire.

Source.

Les énergies renouvelables n’ont de renouvelable que leur énergie primaire : les moyens de production sont, eux, terriblement gourmands en ressources naturelles.

En d’autres termes : l’électricité renouvelable n’existe pas. Il n’y a que des moyens de production plus ou moins durables… Et le nucléaire fait partie des plus durables.

3 réflexions sur « Tout ce béton, tout cet acier pour construire un réacteur nucléaire ! »

  1. Le calcul est très intéressant et place le nucléaire en pole position des moyens « propres » de génération d’électricité.
    Cependant le calcul n’inclut pas la gestion des déchets.
    Ce serait intéressant je pense.

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    1. En effet. Cela ne concerne que les moyens de production, pas l’ensemble du cycle. La littérature scientifique présente certes des calculs plus exhaustifs, mais les données sur la gestion des déchets évoluant rapidement, je n’en connais à jour.
      Cependant, j’ai souvenir d’avoir réalisé des calculs de coin de table incluant l’estimation de la demande en béton pour Cigéo et en l’imputant au nucléaire. Et cela fait bouger les lignes sans pour autant inverser les tendances : l’éolien demeure plus gourmand en ressource.

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